Histoire de la Ferraille

 

Retrouvez dans cette Newsletter un nouveau passage de l’histoire de l’internat de Montpellier. Voici donc l’origine du hit des salles de garde de la région : « La Ferraille ».
Vous avez sûrement déjà entendu, lors d’un repas à l’internat, à la Revue ou après une thèse, cette drôle de chanson :
Sur le quai de la Ferraille
Maître Rampollo
Marchand de coco
Disait d’une voix, fort aimable
A tous les passants qui avaient chaud
Qui avaient chaud
A la fraîche, à la glace (bis)
Il faut boire
Allons mes amis
Pour vous rafraîchir
Et surtout, payez
Argent comptant
Argent comptant
Mais le bon vieux ne disait pas
Le fin petit mot « Coco »
C’est que cette eau
Prétendue fraîche
Chauffait depuis des heures
Au soleil
Il s’agit d’une comptine du répertoire scout remontant à la fin du XVIIIème ou début du XIXème siècle, sans que l’on ne sache pour quelles raisons elle a été adoptée au XIXème siècle à Montpellier. 
Le « quai de la Ferraille » désignerait l’actuel quai de la Mégisserie situé à Paris, appelé ainsi au XVIIIème siècle  en raison des nombreux revendeurs de ferraille qui s’y pressaient. Les « marchands de coco » étaient des marchands ambulants de l’époque qui vendaient le « coco », une macération de bâtons de réglisse dans de l’eau citronnée. Ces vendeurs avaient l’habitude d’arpenter la ville lors des heures les plus chaudes en criant « à la fraîche, qui veut boire ? ».
De nos jours, « La Ferraille » est entonnée en chœur à toutes les grandes occasions de l’internat et notamment à la fin de chaque thèse, où les camarades du nouveau docteur se réunissent sur les marches de l’escalier de Charancy dans le hall de la faculté de médecine.